Simon Roduit

Histoire de vie

Il y a 29 ans, je suis né à Saillon (Valais) et j’ai grandi à l’ombre de la tour médiévale dans une famille aimante avec mes 3 frère et sœurs. Après m’avoir fait baptiser le jour de la fête du bhx Pier Giorgio Frassati, mes parents m’ont éduqué dans la foi par une vie de prière familiale régulière, des camps et une insertion toute naturelle dans notre belle petite paroisse. Je m’y suis engagé durant mon adolescence comme servant de messe, pour le camp des jeunes de la Montée vers Pâques puis dans le chœur des jeunes du secteur.
La falaise de St-Maurice m’a vu étudier durant 5 ans au collège, lorsque je ne passais pas mon temps à parcourir les sommets à peau de phoque. Suite à mon école de recrue, je suis parti pour deux ans comme Garde du Pape à Rome servir Benoît XVI puis François. Cette ouverture dans ma vie de foi de jeune adulte avait été préparée par des pèlerinages en lien à des groupes de jeunes aux Journées Mondiales de la Jeunesse ou lors des rencontres œcuméniques de Taizé, mais c’est à Rome que j’ai pris la décision qui orienta radicalement ma vie dans cette dynamique du service.

Vocation

« Pourquoi pas prêtre ? » Cette question a résonné dans ma tête deux fois de suite (un peu comme pour le jeune Samuel, cf. 1 S 3) à 3 ans d’intervalle à l’orée de ma vie adulte. Je me suis donc mis à réfléchir à ce qui pouvait rendre heureux ces prêtres que je connaissais bien, comme Gilles mon parrain de confirmation, Jean-François ce saillonain si proche des jeunes ou encore le curé Galinac, qui m’avait marqué comme servant de messe… Tous des hommes qui se donnent pour les autres et qui ne cessent d’élever le regard de leurs frères et sœurs vers En-Haut.

Alors que je carburais aux retraites de discernement en silence pour tenter de scruter la volonté de Dieu sur ma vie, voilà que je tombe littéralement « amoureux » de la vie religieuse durant un séjour chez les moines cisterciens d’Hauterive, près de Fribourg. En les voyant prier ensemble, mener une vie fraternelle dans la simplicité, je comprends que ce style de vie est un chemin de sainteté adapté à ce que je suis. En cherchant un lieu qui puisse allier ces deux appels que j’avais ressentis (servir le peuple de Dieu comme prêtre et me consacrer tout à Dieu dans une communauté religieuse), me voilà revenu là où je montais déjà en raquettes à l’âge de 4 ans : l’hospice du Grand-St-Bernard. C’est ainsi que je suis entré dans la communauté des chanoines, où après plus de 4 ans de discernement, je me suis engagé définitivement le 7 décembre 2019.

Aujourd'hui je suis riche des sept ans de formation que j’ai reçu pour me préparer au sacerdoce. Je les ai passés principalement à Fribourg où j’ai étudié la théologie, mais aussi dans nos hospices du St-Bernard et du Simplon et à la paroisse de Martigny, où j’ai eu la joie d’apprendre ce beau « métier » de pasteur avec des jeunes. Me voilà donc disponible pour recevoir l’ordination des mains de l’évêque Jean-Marie et l’envoi en mission du prévôt du St-Bernard Jean-Michel pour servir le Christ et son Église, et relever les beaux défis qui m’attendent pour accompagner les gens à Dieu et porter Dieu aux gens.

Message

Comme futur prêtre, je suis émerveillé de la confiance que le Bon Dieu me fait en m’appelant à un tel ministère et je Lui rends grâce pour la foi qu’Il m’a donnée, pour mon appel et pour toutes les belles initiatives et élans d’évangélisation qu’Il suscite dans Son Église qui est par chez nous, spécialement dans le cœur des jeunes. À tous, je veux vous laisser trois mots : n’ayez pas peur d’accueillir le Bon Dieu dans vos demeures, de vous engager à Sa suite, car Il donne tout pour être heureux ; et n’ayez pas peur de Lui demander de grandes choses, spécialement des vocations de saints prêtres, de saints religieux, et de saintes familles !
Que ce Dieu bon et miséricordieux auquel je crois vous accompagne dans vos chemins de vie !

Simon, chanoine du St-Bernard
Les Chanoines du Grand Saint-Bernard