Ordination

Simon, Christian et Valentin seront ordonnés le 27 juin prochain à Saillon. Mais qu’est-ce qu’une ordination ?

L’étymologie du mot dit que les candidats sont ordonnés à quelque chose. En d’autres termes, ils sont placés dans une direction. L’ordination est reçue en vue d’une fonction particulière dans l’Église. Cette fonction est remplie par des personnes qui, par l’ordination, sont intégrés à un ordre. Christian sera ordonné diacre ; Simon et Valentin, qui font déjà partie de l’ordre des diacres depuis le 13 décembre dernier, seront intégrés dans l’ordre des prêtres. Et ce sacrement sera donné par Mgr Jean-Marie Lovey, qui fait partie de l’ordre des évêques, et a donc la plénitude de ce sacrement, l’ayant reçu trois fois. Pour chaque degré de l’ordre, la théologie parle d’un « caractère » qui est reçu, qui marque la personne pour toute sa vie.
L’ordination est un des sept sacrements dont la structure est la suivante : Au départ, nous avons les sacrements de l’initiation que sont le baptême, la confirmation et l’eucharistie : ils nous font entrer dans la vie de Dieu, la fortifient et la nourrissent. Il y a les sacrements de guérison que sont l’onction des malades et la confession, qui restaurent en nous la vie de Dieu. Et il y a les sacrements qui confèrent un état de vie au service de la communauté, que sont le mariage et l’ordination.

Le rite central de l’ordination, ce qui fait que tel baptisé devient diacre ou prêtre, c’est l’imposition des mains de l’évêque et la prière d’ordination qui suit. Celle-ci commence par les mots : « Sois avec nous, Seigneur ». C’est bien Dieu qui ordonne au service de son peuple par les mains de l’évêque. La célébration de l’ordination est développée autour de ce rite.

Au début, les ordinands répondent à l’appel de Dieu en manifestant leur disponibilité : « Me Voici ». Puis vient leur engagement qui est une réponse à l’appel de Dieu. Pour ceux qui sont célibataires, c’est l’engagement au célibat, que ce soit un religieux qui a déjà fait vœu de chasteté, ou un futur prêtre diocésain. Pour celui qui est marié, l’épouse donne son accord, elle est partie prenante de la vocation au diaconat de son époux. Quoi qu’il en soit, l’ordination ancre pour la vie le nouvel ordonné dans l’état de vie qu’il a choisi et auquel il s’est préparé pendant plusieurs années.
Suit la liturgie de la parole, qui ressemble à une messe ordinaire. Comme pour tous les actes de l’Église, l’écoute de la parole de Dieu recentre la mission de l’Église à la suite du Christ. Les lectures du jour de l’ordination se trouvent ici.


Puis la partie propre à l’ordination commence par un chant (que l’on retrouve ici) pour invoquer l’Esprit-Saint, qui créé et éclaire, et sans qui rien ne se fait. Après cela, les ordinands affirment dans un dialogue leur volonté d’être ordonnés, de célébrer les sacrements ; ils s’engagent à la prière et promettent obéissance à l’évêque.


Puis ils se prosternent alors que l’assemblée invoque les saints du ciel qui intercèdent pour les vivants. Vient enfin le rite central de l’imposition des mains et de la prière consécratoire évoqués plus haut. Cette consécration vient mettre à part ces personnes pour la mission que Dieu leur confie. Ensuite, les nouveaux diacres et prêtres sont revêtus des vêtements de leur ordre. Puis les nouveaux prêtres reçoivent l’onction dans leurs mains qui célébreront la messe, donneront le pardon de Dieu à la confession et feront l’onction aux malades.


Suit enfin l’eucharistie, où chacun rend grâce à Dieu qui se donne et qui donne des pasteurs au service de son Église. Les nouveaux ordonnés sont désormais collaborateurs de l’évêque, qui est lui-même successeur des apôtres pour la transmission de la foi en Jésus-Christ. C’est ainsi qu’ils serviront toute leur vie Dieu et Son peuple.

Aquarelles de Claire Gross